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Interview du Général Bertrand Soubelet a propos de son livre « tout ce qu’il ne faut pas dire »

le GCA Bertrand Soubelet

Interview du Général Bertrand Soubelet  relative à son dernier ouvrage "Tout ce qu'il ne faut pas dire"

Jean-serge Lubeck

- Mon Général, votre livre est un véritable succès de librairie. Vous considérez-vous comme un "lanceur d'alerte" ?

- Général Bertrand Soubelet

Ce livre est un message que j'ai souhaité lancer aux Français en guise d'alerte. Il y a deux ans et demi j'ai été invité par l'Assemblee Nationale à donner un avis sur l'insécurité en France en ma qualité de directeur des opérations. L'agitation médiatique suscitée par ce constat sans parti pris a débouché sur un changement d'affectation. J'ai donc souhaité continuer d'assurer le rôle dans lequel j'ai été précipité contre mon gré. Il s'agit avant tout de donner une vision de certaines réalités de notre pays avec des clefs de lecture issues des responsabilités que j'ai exercées.

Jean-serge Lubeck

- pensez-vous que la Gendarmerie s'attendait à la parution d'un tel ouvrage, après la mise à l'écart qui a suivi votre audition à l'Assemblée nationale ?

- Général Bertrand Soubelet

Non je pense que personne ne s'attendait à ce que je publie un livre même si c'est le troisième que j'ai écrit, le premier étant toujours dans les cartons et le deuxième publié sous pseudo.

Jean-serge Lubeck

- pensez-vous avoir contribué à faire évoluer la notion de "devoir de réserve" chère à l'armée ?

- Général Bertrand Soubelet

A vrai dire c'était un des objectifs du livre d'ouvrir le débat de la place des militaires dans notre société. Il est grand temps de mettre fin à cinquante ans de léthargie et d'acceptation d’un état de condamnation au silence. Les militaires ne sont pas des sous citoyens malgré les déclarations de M. Juppé devant les étudiants de l'IEP de Bordeaux.

Le débat ne peut pas être clos en reprenant des poncifs totalement anachroniques qui datent du siècle dernier. Un militaire est aussi un citoyen et un électeur. Il ne peut pas être réduit au silence au nom d'un devoir de réserve dont la nature a évolué depuis le nouveau statut des militaires de 2005.

Le militaire a une place particulière dans notre démocratie puisqu'il est chargé de la protéger. Il convient de la définir avec une approche moderne. C'est un vrai débat de fond qui ne peut pas s'accommoder d'approximations et d'idées stéréotypées.

 

 

 

 

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